# Cloison OSB ou placo : quelle solution privilégier ?

Le choix du matériau de revêtement pour vos cloisons intérieures représente une décision stratégique qui influencera durablement la qualité de votre habitat. Entre les panneaux OSB (Oriented Strand Board) et les plaques de plâtre cartonnées, communément appelées placo, les professionnels du bâtiment et les particuliers se trouvent régulièrement confrontés à un dilemme. Chaque solution présente des caractéristiques techniques spécifiques qui répondent à des usages distincts. L’OSB séduit par son esthétique naturelle et sa robustesse mécanique, tandis que le placo s’impose comme la référence incontournable pour obtenir des finitions lisses et conformes aux standards actuels de construction. Cette comparaison approfondie vous permettra d’identifier précisément quelle option correspond le mieux à votre projet de construction ou de rénovation.

Caractéristiques techniques des panneaux OSB pour cloisons intérieures

Les panneaux OSB constituent une solution de plus en plus prisée dans l’aménagement des espaces intérieurs. Leur popularité croissante s’explique par des propriétés mécaniques remarquables et une polyvalence d’utilisation appréciable. Comprendre leurs caractéristiques intrinsèques vous aidera à déterminer si cette option convient réellement à vos besoins spécifiques en matière de cloisonnement.

Composition structurelle des panneaux à copeaux orientés OSB3 et OSB4

La fabrication des panneaux OSB repose sur un processus industriel sophistiqué qui assemble des copeaux de bois longs et minces selon une orientation précise. Les couches externes présentent des lamelles disposées parallèlement au grand axe du panneau, tandis que la couche centrale affiche une orientation perpendiculaire. Cette configuration croisée confère au matériau une résistance bidirectionnelle exceptionnelle. Les panneaux OSB3, les plus couramment utilisés en construction, supportent des conditions d’humidité modérée grâce à leurs résines phénol-formaldéhyde ou PMDI (polymérique de diphénylméthane diisocyanate). Pour les environnements plus exigeants, les panneaux OSB4 offrent une résistance structurelle supérieure dans des conditions humides prolongées, bien que leur coût demeure sensiblement plus élevé.

Résistance mécanique et capacité portante selon normes EN 300

La norme européenne EN 300 établit les exigences de performance pour les différentes classes d’OSB. Un panneau OSB3 de 15 mm d’épaisseur présente généralement un module d’élasticité longitudinal compris entre 3500 et 4800 N/mm², ce qui lui permet de supporter des charges importantes sans fléchissement notable. Cette caractéristique mécanique se révèle particulièrement avantageuse lorsque vous envisagez de fixer des éléments lourds directement sur vos cloisons : bibliothèques murales, meubles suspendus ou installations techniques. Contrairement au placo traditionnel qui nécessite des renforts ponctuels, l’OSB autorise la fixation directe par vis autotaraudeuses sur l’ensemble de sa surface, avec une capacité d’arrachement dépassant fréquemment 800 N pour une vis de 4 mm de diamètre.

Perméabilité à la vapeur d’eau et comportement hygroscopique

Le coefficient de résistance à la diffusion de vapeur d’eau (µ) des panneaux OSB3 varie typiquement entre 30 et 50 selon l’épaisseur et le fabricant. Cette valeur relativement modér

ée en fait de l’OSB un matériau semi-freiné : il laisse passer la vapeur d’eau, mais beaucoup moins qu’un isolant fibreux classique. Sa structure hygroscopique lui permet d’absorber temporairement une partie de l’humidité ambiante puis de la restituer lorsque l’air est plus sec, ce qui contribue à réguler le climat intérieur. En contrepartie, cette capacité d’absorption nécessite de bien concevoir le complexe de paroi : en pièce humide ou en toiture, un pare-vapeur ou une membrane hygrovariable côté intérieur restent indispensables pour éviter les phénomènes de condensation dans l’isolant et au contact de la charpente. Utilisé correctement, l’OSB participe ainsi à la durabilité de l’ouvrage tout en améliorant le confort hygrothermique.

Épaisseurs standards disponibles : de 9mm à 22mm

Pour la réalisation de cloisons intérieures, les épaisseurs de panneaux OSB les plus courantes vont de 9 à 18 mm, avec des formats usuels de 2500 x 1250 mm. Une épaisseur de 9 ou 12 mm convient généralement pour des cloisons non porteuses en local sec, lorsque l’on recherche avant tout une peau rigide sur ossature et une bonne capacité de vissage. À partir de 15 mm, la planéité et la rigidité augmentent sensiblement, ce qui apporte un meilleur confort acoustique et limite les vibrations, notamment si la cloison doit recevoir des éléments lourds (cuisine, rangements, équipements techniques).

Au-delà de 18 mm, l’OSB est plutôt réservé aux planchers et contreventements, mais peut ponctuellement être retenu pour des cloisons très sollicitées, par exemple entre un atelier et une pièce de vie. Le choix de l’épaisseur doit aussi prendre en compte le poids propre du panneau : un OSB de 18 mm pèse en moyenne 13 à 15 kg/m², ce qui impacte la manutention sur chantier et la dimension des montants. En pratique, pour un projet de cloison intérieure OSB dans des combles ou un étage, on retiendra le plus souvent une épaisseur de 12 ou 15 mm, qui offre un bon compromis entre rigidité, poids et budget.

Propriétés du placo BA13 et plaques de plâtre cartonnées

Les plaques de plâtre cartonnées, et en particulier le très répandu BA13, restent la solution de référence pour les cloisons et doublages intérieurs. Leur succès tient autant à leur facilité de mise en œuvre qu’à la qualité des finitions obtenues. Comparer précisément les performances des différents types de plaques (standard, hydrofuge, coupe-feu, phonique) vous aidera à arbitrer entre cloison en placo ou cloison en OSB selon chaque pièce de votre logement.

Plaque standard BA13 versus plaques hydrofuges BA13H

La plaque standard BA13 se compose d’un cœur en plâtre recouvert de deux parements cartonnés, avec une épaisseur nominale de 12,5 mm. Elle convient à la majorité des pièces sèches (séjour, chambres, couloirs) et offre une surface parfaitement lisse après traitement des joints. Sa densité moyenne, autour de 8 à 9 kg/m², permet de limiter la surcharge sur les planchers tout en assurant une bonne rigidité une fois vissée sur ossature.

En milieu humide, la plaque hydrofuge BA13H (ou H1/H2 selon les fabricants) s’impose. Son cœur de plâtre est additionné d’additifs hydrofuges et ses parements sont traités pour limiter l’absorption d’eau. Visuellement, elle se distingue souvent par une teinte verte. Destinée aux salles de bains, cuisines ou buanderies, cette plaque supporte mieux les variations d’hygrométrie et les projections occasionnelles, mais elle ne doit pas être confondue avec un matériau étanche. Un traitement complémentaire (membrane sous carrelage, peinture adaptée) reste nécessaire dans les zones directement exposées à l’eau.

Performance acoustique : indice d’affaiblissement phonique rw en décibels

L’un des atouts majeurs des cloisons en placo réside dans leurs performances acoustiques. Une cloison simple peau en BA13 sur ossature 48 mm, avec 45 mm de laine minérale, affiche typiquement un indice d’affaiblissement acoustique Rw de l’ordre de 38 à 40 dB selon les systèmes industriels (valeurs mesurées en laboratoire). En adoptant une configuration double peau (deux plaques de chaque côté de l’ossature) et une laine de 70 mm, on peut aisément atteindre 45 à 50 dB, ce qui améliore sensiblement le confort entre deux pièces de vie ou entre une chambre et un garage.

Des plaques spécifiques dites “phoniques” (souvent de couleur bleue) intègrent un plâtre plus dense et une formulation optimisée pour le confort sonore. Utilisées en double parement, elles permettent de gagner 3 à 5 dB supplémentaires par rapport à une solution standard, ce qui, à l’échelle de la perception humaine, représente un gain notable. Vous hésitez entre cloison OSB ou placo pour une séparation avec un atelier bruyant ? Dans ce cas précis, une ossature désolidarisée et une double peau de plaques phoniques donneront généralement de meilleurs résultats qu’un simple parement OSB, même épaissi.

Résistance au feu des plaques coupe-feu BA13 type F

La réaction au feu est un autre critère de choix important, en particulier dans les maisons neuves soumises à la RE2020 ou lors d’un changement de destination d’un local (garage transformé en pièce de vie, par exemple). Les plaques de type F, dites “coupe-feu”, sont renforcées par des fibres de verre et possèdent une meilleure cohésion en cas de forte élévation de température. Elles conservent leur intégrité plus longtemps que des plaques standard, retardant ainsi la propagation de l’incendie.

Montées en système certifié (épaisseur, nombre de peaux, type d’ossature, traitement des joints), ces plaques peuvent contribuer à obtenir des performances EI30, EI60 voire EI90 selon les configurations, c’est-à-dire entre 30 et 90 minutes de résistance au feu. Les fiches techniques des fabricants détaillent les assemblages validés par essais. À l’inverse, l’OSB étant un matériau bois, il présente naturellement une réaction au feu plus défavorable, classé le plus souvent en D-s2, d0. Dans les zones où la réglementation impose des parois coupe-feu, le recours aux plaques de plâtre type F reste donc largement privilégié.

Plaques placoplatre, knauf ou siniat : différences de formulation

Sur le marché français, trois grands industriels dominent le secteur des plaques de plâtre : Placoplatre, Knauf et Siniat. Chacun propose une gamme complète : plaques standard, hydrofuges, phoniques, haute dureté, coupe-feu, etc. Pour un œil non averti, toutes ces plaques de plâtre BA13 semblent similaires, pourtant leur formulation et leurs performances peuvent varier légèrement. La densité du plâtre, la nature des additifs, la qualité des parements cartonnés influencent directement la résistance aux chocs, la dureté superficielle et l’affaiblissement acoustique.

Dans la pratique, on retiendra surtout les systèmes de cloison complets validés par les fabricants (rails, montants, type de vis, épaisseur de laine, nombre de peaux). Ces systèmes bénéficient d’avis techniques et de valeurs certifiées, utiles pour dimensionner une cloison en fonction des exigences d’un projet (logement collectif, ERP, maison individuelle performante). Pour un particulier, le choix entre Placoplatre, Knauf ou Siniat se fera souvent sur des critères de disponibilité locale, de prix et de compatibilité avec les accessoires (trappes, enduits, bandes). Les différences restent marginales si l’on respecte scrupuleusement les préconisations de mise en œuvre.

Mise en œuvre et techniques de pose des cloisons OSB

Installer une cloison OSB peut sembler plus intuitif que monter une cloison en placo, car le matériau se travaille comme un panneau de bois classique. Néanmoins, pour garantir la pérennité de l’ouvrage et de bonnes performances acoustiques et thermiques, il convient de respecter des règles de mise en œuvre proches des systèmes à plaques de plâtre. Choix de l’ossature, type de fixation, traitement des joints : chaque détail compte.

Ossature métallique rails et montants pour support OSB

Contrairement aux idées reçues, une cloison OSB n’impose pas forcément une ossature bois. Vous pouvez tout à fait visser vos panneaux sur des montants métalliques type 48/35, comme pour un système Placostil®, ce qui présente l’avantage d’une grande rectitude et d’une mise à niveau facilitée, notamment en rénovation sur des sols ou plafonds irréguliers. Dans ce cas, on veillera simplement à choisir des montants d’épaisseur suffisante (0,6 ou 0,8 mm) pour assurer une bonne tenue des vis dans le temps.

Si vous êtes plus à l’aise avec le bois, une ossature en montants bois (section 45 x 70 mm ou 60 x 80 mm, par exemple) est tout à fait adaptée. L’entraxe entre montants sera alors généralement de 40 à 60 cm selon l’épaisseur de l’OSB et la hauteur de cloison. Plus les panneaux sont fins ou les cloisons hautes, plus il sera pertinent de resserrer l’ossature pour éviter tout fléchissement. Entre les montants, on intégrera l’isolant (laine minérale, laine de bois, chanvre, ouate de cellulose insufflée) en veillant à conserver un bon contact avec les parements pour limiter les circulations d’air parasites.

Systèmes de fixation : vis TTPC et espacements réglementaires

La fixation des panneaux OSB sur ossature métallique se fait couramment par vis de type TTPC (Tête Trompette Pointe Cône) ou vis pour plaque de plâtre à pas fin, à condition de respecter un diamètre et une longueur adaptés à l’épaisseur cumulée panneau + parement éventuel. Sur ossature bois, des vis à bois partiellement filetées, de diamètre 4 ou 5 mm, sont recommandées pour garantir un serrage efficace sans éclatement des montants.

Les espacements entre vis jouent un rôle clé dans la rigidité et la longévité de la cloison. On retient en général un entraxe d’environ 15 cm en périphérie des panneaux (bords et angles) et 30 cm en partie courante, en quinconce entre les différentes lignes de fixation. Cette trame de vissage permet d’éviter les déformations dans le temps et limite les risques de fissuration au niveau des joints. Comme pour le placo, on veillera à décaler les joints verticaux d’une rangée de panneaux à l’autre afin de ne pas créer de “ligne de faiblesse” continue du sol au plafond.

Traitement des joints : bandes à joints ou couvre-joints bois

Le traitement des joints entre plaques OSB dépend beaucoup du rendu esthétique recherché. Si vous aimez l’aspect brut et assumé de l’OSB, vous pouvez opter pour des joints apparents, simplement comblés avec un mastic acrylique ou un mastic-colle souple qui absorbera les petites variations dimensionnelles du bois. Une autre solution consiste à poser des couvre-joints en tasseaux bois (lattes verticales de 30 à 50 mm de large), qui créent un rythme décoratif tout en masquant les jeux de dilatation.

Si vous souhaitez au contraire une finition lisse et peinte “comme un mur en placo”, il faudra prévoir une préparation plus poussée. Après application d’un primaire d’accrochage spécifique bois, les joints peuvent être garnis avec un enduit adapté et armés à l’aide de bandes papier ou fibres, puis poncés. Le support OSB restant légèrement “vivant”, ce type de finition lisse reste plus sensible au faïençage qu’une plaque de plâtre. Dans une approche mixte souvent plébiscitée, on utilise l’OSB comme parement structurel intérieur, puis on le recouvre d’une plaque de plâtre mince (BA10 ou BA13) pour obtenir un rendu parfait, tout en conservant la possibilité de visser dans l’OSB derrière le placo.

Installation des systèmes de cloisons en plaques de plâtre

Les systèmes de cloisons en plaques de plâtre sont normalisés et largement documentés par les fabricants et les DTU. C’est ce cadre technique éprouvé qui fait leur force : en suivant les prescriptions de pose, vous obtenez une cloison performante et durable, avec un risque limité de désordre ultérieur. La contrepartie, par rapport à l’OSB, est une légère complexité supplémentaire liée au traitement des joints et à la gestion des finitions.

Montage sur rails stil® 48/35 et montants 48/35 placostil®

Le principe de base d’une cloison en placo repose sur un squelette métallique constitué de rails horizontaux fixés au sol et au plafond (type Stil® 48/35) dans lesquels viennent s’insérer des montants verticaux de même largeur (48/35 Placostil®). L’entraxe classique entre montants est de 60 cm pour des plaques BA13, mais peut être réduit à 40 cm pour des plaques de grande hauteur, des zones soumises aux chocs ou lorsqu’on emploie des plaques plus lourdes (phoniques, haute dureté).

Avant la pose des plaques, on insère l’isolant entre les montants : laine de verre, laine de roche, laine de bois, ouate de cellulose, selon les performances thermiques et acoustiques recherchées. Les plaques sont ensuite vissées de part et d’autre de l’ossature, en veillant à croiser les joints et à respecter les distances de vissage préconisées (typiquement 10 à 15 cm en périphérie, 30 cm en partie courante). Pour limiter les transmissions de bruit d’une pièce à l’autre, on désolidarise les rails des parois existantes à l’aide d’une bande résiliente (mousse ou liège), ce qui améliore sensiblement l’affaiblissement acoustique global de la cloison.

Technique d’enduisage des joints avec bandes à joint papier

La qualité d’un mur en placo se joue en grande partie au niveau du traitement des joints. Après la pose des plaques, les bords amincis reçoivent un premier lit d’enduit à joint, dans lequel on vient maroufler une bande papier ou une bande armée. Une fois ce premier passage sec, un second puis parfois un troisième serrage d’enduit sont appliqués pour noyer complètement la bande et obtenir une surface parfaitement plane. Un léger ponçage final au grain fin permet de faire disparaître toute surépaisseur avant peinture ou pose de revêtement mural.

Les jonctions non amincies (rives découpées, angles, retours) demandent une attention particulière : on y utilise souvent des bandes armées ou des cornières métalliques pour renforcer les angles saillants. Vous redoutez cette étape d’enduisage ? Il est vrai qu’elle réclame un peu de pratique, mais avec des couteaux de bonne qualité et un enduit adapté, le geste s’acquiert rapidement. De nombreux bricoleurs privilégient désormais les enduits prêts à l’emploi en seaux, plus réguliers que les mélanges à l’eau et plus tolérants en temps de travail.

Double peau placo : isolation thermique et phonique renforcée

Pour les cloisons séparatives exigeantes, la technique de la double peau placo consiste à superposer deux plaques de plâtre de chaque côté de l’ossature. Cette configuration augmente la masse surfacique de la paroi, améliore l’affaiblissement acoustique et renforce la résistance mécanique (chocs, accrochages). En outre, elle permet de croiser les joints horizontaux et verticaux d’une peau à l’autre, ce qui limite la propagation des fissures et améliore l’étanchéité à l’air de la cloison.

Sur le plan thermique, la double peau n’apporte pas un gain de résistance comparable à une augmentation de l’épaisseur d’isolant, mais elle contribue à la stabilité de la température en augmentant l’inertie superficielle de la paroi. Dans un scénario type cloison OSB ou placo entre un garage et une chambre, une double peau de plaques (standard ou phoniques) combinée à une laine minérale de 70 à 100 mm offrira souvent un confort nettement supérieur à une simple cloison OSB de même épaisseur, surtout en matière de bruit d’impact et de bruits aériens.

Analyse comparative des coûts matériaux et main-d’œuvre

Sur le plan économique, la comparaison entre cloison OSB et cloison en placo ne se limite pas au prix du panneau au mètre carré. Il faut intégrer l’ensemble du système : ossature, isolant, visserie, bandes et enduits éventuels, sans oublier le temps de main-d’œuvre nécessaire à chaque étape. De manière générale, le placo bénéficie d’économies d’échelle importantes, tandis que l’OSB peut devenir plus compétitif dans des configurations spécifiques ou lorsqu’il remplace à la fois un parement et un support de fixation renforcé.

En termes de matériaux, un panneau OSB3 de 12 à 15 mm se situe souvent dans une fourchette de prix proche, voire légèrement supérieure, à celle d’une plaque BA13 standard, mais il offre une meilleure résistance mécanique et peut éviter la pose de renforts locaux. À l’inverse, le placo standard nécessite des compléments (chevilles spécifiques, renforts bois ou métal dans l’ossature) dès que l’on souhaite accrocher des charges lourdes. Côté main-d’œuvre, la pose des panneaux OSB est généralement plus rapide car il n’y a pas de bandes à joint à réaliser si l’on accepte un rendu brut ou traité au couvre-joint bois. Le placo demande un temps supplémentaire pour l’enduisage et le ponçage, mais permet d’obtenir un niveau de finition plus élevé, prêt à peindre ou à tapisser.

Si l’on raisonne en coût global pour une cloison standard de 2,50 m de haut, isolée, la solution placo simple peau reste souvent légèrement moins chère, surtout lorsqu’elle est confiée à une entreprise habituée à ce type de système. En revanche, dans un contexte d’auto-construction ou de rénovation partielle (atelier, combles, garage), l’OSB peut s’avérer plus économique car il limite les opérations de finition et réduit les contraintes de manutention de grandes plaques fragiles. Le choix doit donc se faire en tenant compte à la fois du budget, du temps disponible et du niveau de finition attendu.

Performance énergétique et conformité aux réglementations RE2020

La réglementation environnementale RE2020, en vigueur pour les constructions neuves, impose des exigences élevées en matière de performance énergétique globale et d’empreinte carbone des bâtiments. Ni l’OSB ni le placo ne sont, à eux seuls, des isolants thermiques performants, mais ils s’intègrent dans un complexe de paroi qui, lui, doit respecter des niveaux de résistance thermique imposés (R) et une bonne étanchéité à l’air. La RE2020 incite également à privilégier les matériaux à faible impact carbone et à stockage de CO₂, ce qui remet le bois et les dérivés du bois au cœur des réflexions.

De ce point de vue, l’OSB, constitué majoritairement de bois issu d’éclaircies forestières, présente un bilan environnemental intéressant, surtout lorsqu’il est fabriqué avec des résines à faible teneur en formaldéhyde. Il stocke du carbone pendant toute la durée de vie du bâtiment et s’inscrit dans une démarche de construction biosourcée. Les plaques de plâtre, quant à elles, demandent plus d’énergie lors de la fabrication, mais elles sont largement recyclables et leur inertie participe au confort d’été en limitant les surchauffes, notamment lorsqu’elles sont associées à des isolants denses (laine de bois, ouate de cellulose).

Au-delà de la seule question “cloison OSB ou placo”, la RE2020 met l’accent sur la qualité de l’enveloppe isolante et la continuité des pare-vapeur et freins-vapeur. Que vous optiez pour des parements bois ou plâtre, l’essentiel est de soigner la conception du mur complet : isolant en quantité suffisante, traitement des ponts thermiques, étanchéité à l’air maîtrisée et choix de matériaux à faibles émissions de COV pour préserver la qualité de l’air intérieur. En combinant intelligemment OSB et placo selon les usages (atelier robuste, chambre confortable, pièce humide sécurisée), vous pouvez concilier esthétique, performance énergétique et conformité réglementaire dans un même projet.